Pour la référence de l’introduction, c’est par ici. Ces mecs sont mes dieux vivants ‼

Tout d’abord, merci à @Uxlco de m’avoir proposé cette idée d’article. Je me suis bien éclatée à le rédiger, même si au début (le moment « jette toutes tes idées dans Atom comme elles viennent ») j’avais l’impression d’être Carter quand elle tape plus vite que l’ordinateur (j’arrive pas à retrouver la vidéo sur youtube mais les fan de Stargate comprendront).

Une petite mise en garde s’impose avant de commencer : je ne prétends pas détenir la science infuse. Et je ne suis pas vraiment DRH là où je travaille dans le sens où ce n’est pas moi qui fais passer les entretiens d’embauche. Mais j’ai déjà eu l’occasion d’être des deux côtés et je pense donc en savoir assez pour donner ici quelques petits conseils utiles.

Préambule

Premièrement, une idée très simple à retenir : « L’entretien d’embauche est un jeu ». Et avant de jouer à un jeu, quel qu’il soit, on en étudie les règles.

Deuxièmement, un entretien, ça se prépare. Entrainez-vous avec votre famille, vos amis, le concierge, la fleuriste en bas de chez vous… C’est un peu comme pour de l’impro au théâtre, on ne peut pas répéter les dialogues à l’avance, mais on peut quand-même s’y préparer.

Trimo : ne mentez pas, ni sur vos connaissances, ni sur vos compétences, ni dans les expériences que vous avez eues. Vous n’avez aucune idée de qui sera en face de vous, de ses connaissances, de ses relations, etc. Donc évitez de vous griller. Quoi qu’on en dise, le milieu dans lequel vous travaillez est probablement un « petit » milieu ou beaucoup de décideurs se connaissent et discutent.

Le but du jeu : apprendre à vous connaître

Et ça marche dans les deux sens. Certes, en général, c’est surtout le recruteur qui « domine » dans l’entretien, d’abord parce que c’est lui qui vous pose les questions, ensuite parce que, souvent, le recruteur a plus de candidats à voir que vous n’avez d’entretiens à passer. Il y a toujours cette idée - en grande partie due aux communications incessantes des medias sur le taux de chômage - que le candidat a bien plus besoin du recruteur que l’inverse. Et pourtant, si le recruteur a publié une annonce d’embauche, ce n’est pas pour passer le temps !

Vous allez, en passant l’entretien, essayer de connaître un peu plus le recruteur, pour savoir si vous apprécieriez de travailler là… Ne l’oubliez pas. N’allez pas à l’entretien en pensant que vous êtes le seul à être jugé. Allez-y aussi en juge : si les réponses que vous donnez permettent au recruteur de mieux vous cerner, ses questions vous permettent de mieux le/la cerner.

En ne perdant jamais de vue que chacun de vous essaiera de se montrer sous son meilleur jour.
L’annonce ne stipulait probablement pas : « travail chiant et répétitif, paie misérable, ambiance pourrie, café dégueulasse ».
Et bien sûr, même si vous l’êtes, vous n’allez pas dire au recruteur : « bah je suis en général fainéant, allergique à l’autorité, bordélique et menteur ».
Comme je le disais en préambule : c’est un jeu.

Ne perdez pas de vue que le but du jeu, c’est d’être le plus proche possible de la vérité car personne n’aime perdre du temps, de l’énergie ou de l’argent.

Les règles du jeu

Soyez un minimum préparé

C’est-à-dire que vous aurez noté à l’avance la date, l’heure, le lieu (si vous ne connaissez pas : faites du repérage la veille, allez sur google maps et regardez en satellite la rue) et la personne qui vous recevra (son nom + sa fonction).

True stories :
- 8 heures, premier appel : « ouais, je m’appelle Bidule, j’ai rendez-vous mais j’sais plus à quelle heure » => c’est balot, la personne qui vous répond n’est pas forcément au courant de cet entretien, et elle a autre chose à faire de sa matinée que d’appeler la moitié de l’équipe admin pour savoir qui a un entretien avec Bidule
- 10h10, appel : « ouais, bonjour, j’avais RDV avec Machin à 10 heures mais en fait, bah, euh, j’suis perdu… vous êtes où ? moi je suis telle rue, je vais où la maintenant ? » => dommage, vous êtes tombé sur la personne qui pourrait se perdre dans sa propre baraque…
- 10h30, arrivée à l’acceuil : « ouais bonjour euh, j’ai rendez-vous avec euh… bah… euh… je sais plus trop en fait »

Bref, soyez malin, ne ruinez pas complètement vos chances avant même d’avoir commencé votre entretien.

Soyez présentable

Oui, ça a l’air stupide de le rappeler… Et pourtant ! Alors, bien sûr, tout dépend de l’emploi pour lequel vous passez le-dit entretien mais il y a un juste milieu entre la queue de pie et le yogging dégueulasse du dimanche de glande sur canapé ! Eh ouais, « venez comme vous êtes » ça marche que chez McDo :D

Donc : soignez votre apparence. Et pas seulement les fringues : les ongles propres, c’est mieux. Les cheveux propres, aussi. Si vous êtes enrhumés, prévoyez de passer à la pharmacie avant l’entretien (vous avez jamais eu envie de dégommer le collègue qui renifle à côté de vous pendant une heure ?). Ne fumez pas une cigarette juste avant, vous ne savez pas qui vous aurez en face. Si vous avez un chewing-gum, crachez-le avant, on n’est pas au salon de l’agriculture. Bref, des trucs de base quoi :)

Et bien sûr dans le terme « présentation », je mets aussi la gestuelle (éviter de se ronger les ongles, ne pas parler avec les mains devant la bouche) et la diction (parler audiblement, éviter les « ouais », « t’as vu », « t’sé », « vas-y », et les gros-mots, même si vous les utilisez comme des virgules, essayez de vous contrôler, au moins pour la durée de l’entretien !!!).

Essayez de repérer vos tics de langage et faites votre maximum pour les contrôler. Rappelez-vous : « le silence est d’or ». J’ai remarqué que la plupart des gens détestent les blancs (pas les Caucasiens, les moments de vide dans une conversation). Sauf qu’au bout du vingtième « euhhhhhhhhhhhhhhhhh », ça devient un poil insupportable pour l’interlocuteur ! Donc si vous avez besoin de réfléchir avant de répondre à une question (ce que je vous conseille vivement), j’ai une petite astuce pour vous : prenez une inspiration. C’est silencieux et ça vous laisse quand-même le temps de mettre vos idées au clair et préparer votre réponse. On ne vous reprochera jamais de prendre quelques secondes pour réfléchir avant de parler !

Soyez « vrai »

Evitez d’inventer ! Déjà, c’est stupide parce que vous savez jamais si la personne en face sera effectivement passionnée de kayak et là vous vous serez grillé tout seul ! Ensuite parce qu’imaginez que vous êtes embauché et que le sujet revienne plus tard… j’espère que vous êtes assis sur une branche en adamantium !

… mais y’a des limites ! Je respecte le « oui, de 2004 à 2007, j’ai fait le choix d’élever mes enfants » mais beaucoup moins le « pffff, bah… j’avoue j’ai glandé sur mon canapé jusqu’à ce que papa et maman me foutent dehors ».

Soyez comme le PQ Doudou

Qu’est-ce que j’entends par la ? Vous n’êtes pas là pour vous faire humilier (à moins d’un entretien sous forme de jeu SM mais j’ai encore jamais vu !!!). Si vous considérez que les questions qu’on vous pose sont indécentes ou intrusives, vous avez le droit de ne pas y répondre… Du moment que vous le faites poliment, de manière calme et posée. Alors, certes, il se peut que vous marquiez des mauvais points (encore que l’employeur vous pose aussi peut-être ces questions pour voir votre réaction) mais si c’est le cas, vous auriez vraiment envie de bosser pour ce genre de patron de toute façon ?

Les questions récurrentes

Présentez-vous

En général, celle-là, elle jette bien un froid dès le début de l’entretien quand on y est pas préparé ! Et on se rend vite compte des candidats qui arrivent à un entretien d’embauche comme à un concert de Maitre Grims :
« bah euh, je m’appelle Bidule et euh… j’ai tel diplôme et euh… ben voila quoi ».

D’où mon conseil du début : préparez-vous ! Répétez devant votre miroir. Selon le poste que vous visez, cette question peut avoir un ou plusieurs objectifs :

Bref, quelques éléments de réponse pour cette question :

Votre parcours scolaire

Assumez ! Même si vous avez un parcours scolaire un peu alambiqué. Même si vous avez fait histoire de l’art et avez découvert une passion pour la comptabilité un an après ! Et qui dit que vous seriez tombé amoureux de la compta nat si vous n’aviez pas fait votre licence d’histoire de l’art ???

Simplement, préparez-vous à répondre à cette question car il est fort probable qu’on vous la pose.

Tout ce que vous avez appris ou fait a enrichi la personne que vous êtes d’une manière ou d’une autre. Reprenez votre CV et annotez-le au crayon en préparant votre entretien. Vous avez forcément retiré de chaque ligne une compétence, un trait de caractère, bref quelque chose. Soyez prêt à répondre.

Votre parcours professionnel

De la même manière que vous avez peut-être un parcours scolaire bizarre, vous pouvez avoir des expériences professionnelles sans rapport entre elles. Et alors ? N’oubliez pas que si vous êtes à l’étape de l’entretien d’embauche, c’est que le recruteur le sait (il a a priori lu votre CV) et qu’il vous a quand-même sélectionné (et croyez-moi, il a autre chose à faire de ses journées que recevoir TOUS les postulants, donc oui, vous avez bien été sélectionné parmi plusieurs).

Donc, idem que pour la question précédente : préparez des arguments. D’ailleurs, il peut y avoir plein de raisons : déménagement, coup dur de la vie, volonté de découvrir un autre milieu, etc. Bref, vous le savez mieux que moi puisque vous l’avez vécu ! Et rappelez-vous qu’il n’y a pas de « mauvaise » expérience. Vous avez peut-être eu des expériences professionnelles désagréables mais elles vous en aurez quand-même retiré quelque chose de positif… même si ce n’est que savoir ce que vous ne voulez pas.

Le « trou » dans le CV

Celle-là, elle est classique aussi, alors préparez-vous également à répondre si c’est votre cas. Attention néanmoins à quelques petites phrases qui peuvent faire tiquer le recruteur :
- ce sera difficile de faire comprendre à l’employeur que vous avez choisi d’élever vos enfants jusqu’à leur 20ème année… surtout quand ils sont 8 heures par jour en cours…
- vous avez le droit de vous être « cherché » pendant un temps… mais bon à un moment, c’est bien aussi de trouver si vous voyez ce que je veux dire, surtout que vous pouviez aussi peut-être trouver un job « alimentaire » en attendant

Pourquoi avoir postulé chez nous ?

Normalement, vous l’avez déjà un peu préparée celle-ci puisque vous avez rédigé votre lettre de motivation. Donc attention : ne recrachez pas les arguments de cette lettre justement, puisqu’encore une fois, le recruteur l’a déjà lue (et l’a probablement aussi sous les yeux !). Travaillez une autre réponse, qui, même si elle reprend les mêmes idées, est tournée un peu différemment.

Petit secret humain : le recruteur aime croire que le candidat postule parce que le job / l’entreprise est cool et pas juste parce qu’il nourrit. Quelques réponses à bannir donc :
- c’est à côté de chez moi / ma copine / ma mère
- parce que ça avait l’air « tranquille »
- parce que vous avez postulé aux 350 offres conseillées par le Pôle emploi
- parce que vous êtes en fin de droits… Ne me faites pas un procès d’intention, bien entendu, c’est votre droit d’avoir profité d’une période de chômage pour vous « ressourcer » ou réfléchir à votre parcours ou simplement prendre du temps pour vous / vos projets perso… il n’empêche que ça reste quand-même mal perçu par le recruteur.

Donc, même si vous avez effectivement postulé parce que c’est près de chez vous ou parce que… bah ça ou autre chose… essayez de trouver quelque chose qui vous attire dans le poste ou dans les valeurs de l’entreprise. En effet, le recruteur ne sera pas choqué si vous insistez plus sur l’entreprise que sur le poste. Ne nous mentons pas, des profils comme le vôtre, il y en a plusieurs. Vous avez rarement des compétences / connaissances qui ne vous destinent qu’à un seul poste dans tout le monde entier. Je pourrais être RAF dans plein d’autres boîtes, plein d’autres domaines, ou dans une boîte concurrente (honnêtement, mon job ne serait pas fondamentalement différent). Mais j’ai choisi l’association dans laquelle je travaille pour les valeurs qu’elle défend.

Citez-moi trois qualités et défauts

Eh oui, la question à dix briques !!! Pour info, la réponse « ah mon plus gros défaut, c’est que je suis perfectionniste » donne juste au recruteur envie de vous demander si vous le prendriez pas un gentiment pour une truffe.

Alors, on arrête l’enfumage mais on va pas trop loin non plus dans l’honnêteté :
- on évite les « faux défauts » du type perfectionniste, ou trop dynamique ou de trop bonne humeur tout le temps pour mes collègues…
- on évite à l’inverse les défauts qui grillent complètement votre chance de décrocher le job : tire au flanc, colérique, psycho-rigide, apathique, asocial…

C’est une question à laquelle j’ai été souvent confrontée dans mon parcours à la fois scolaire et professionnel, et j’avoue que c’était toujours celle qui me gonflait le plus. Alors j’ai fini par trouver une parade, qui pour le moment a toujours plu à mon interlocuteur et parce que je vous aime bien, je vous la livre !

Je ne raisonne pas en termes de défauts et de qualités, je trouve cela trop simpliste et… dichotomique pour décrire une personne. Je raisonne plutôt en termes de traits de caractère, chacun d’eux apportant du bon comme du moins bon.
Par exemple, je suis tatillonne, ce qui malheureusement, me fait parfois perdre du temps pour un gain insignifiant. Je suis une personne ordonnée et organisée mais en contrepartie, j’ai beaucoup de mal à travailler sous la pression ou lorsqu’un événement bouleverse mon programme. Et comme j’ai du mal à cacher mes émotions, mes moments de joie comme mon stress s’avèrent souvent visibles et communicatifs pour mes collègues.

La question : « pourquoi vous ? » et « qu’est-ce que vous auriez à nous apporter ? » entre un peu dans la même catégorie. C’est le moment « commercial de chez Mamouth », faut se vendre… mais sans en faire trop non plus !!!

Et, vous vous voyez où dans 5 ans ?

Celle-là, je l’appelle « la question boule de cristal » ! Alors peut-être que le recruteur cherche à savoir si vous êtes ambitieux, s’il va pouvoir compter sur vous pour un long moment, etc. Mais bon, moi elle me décontenance toujours, parce que je sais jamais vraiment placer le curseur entre « non mais vous inquiétez pas j’ai zéro ambition, mettez-moi à un poste, donnez-moi une fiche de tâches et je bouge plus pendant 15 ans » et « bah dans cinq ans j’espère bien réussir à prendre votre poste, et vous du coup ? ».

Mon conseil serait donc d’être modéré et le plus honnête possible. Attention, même honnête, la réponse « bah j’sais pas » est à bannir ! Préparez une réponse à l’avance. Vous pouvez avoir envie d’évoluer dans l’entreprise si c’est possible (i.e. s’il y a des postes à responsabilités plus élevées que vous êtes susceptibles de viser), ou en dehors (vous avez le droit de dire que vous voulez voir le monde et 5 ans, de nos jours, c’est déjà une belle expérience dans une boîte). Vous pouvez être en train de réfléchir à un projet personnel (créer une asso ? monter un projet humanitaire ?). Bref, c’est comme chez Air France : « Sky is the limit ».

Les questions qui fâchent

Les questions discriminatoires

Pour les femmes, on a en général droit à la classique « et, vous comptez avoir des enfants bientôt ? ». Bien entendu, le recruteur n’a pas à vous poser cette question, elle est considérée comme discriminatoire et on ne pourra jamais vous reprocher d’avoir « menti » lors de l’entretien.

Plusieurs solutions pour répondre à cette question magique :

Bref, je vous conseille plutôt deux autres options :
- la première consiste… à ne pas répondre tout simplement ! Vous regardez la personne bien en face dans les yeux (si vous êtes de ceux qui n’y arrivez pas, astuce bonus : regardez les sourcils, ça ne se voit pas d’en face) et faites un petit sourire. Pas un sourire débile ou un grand sourire qui dit « en fait je suis déjà enceinte mais j’attends la fin de la période d’essai pour te l’annoncer ! » ni un sourire « dans ma tête je suis en train de te trucider à coup de cure-dents ». Juste un petit sourire poli.
- la deuxième consiste à jouer au plus con : « c’est à dire ? », « je ne comprend pas votre question », « qu’entendez-vous par là ? »

Le recruteur aura le choix entre deux réactions :
- être décontenancé… et passer à autre chose plutôt que de s’enfoncer ;
- insister genre « même pas peur » (« vous savez, avoir des enfants. Moi j’ai besoin de savoir si je peux vraiment compter sur vous ou si vous allez partir en congé maternité dans 6 mois ! »), auquel cas : fuyez ! Imaginez le respect que cette personne aura pour vous / votre travail au quotidien !

Dans la même catégorie, y’a le « vous êtes marié ? »… Et moi je te demande si ta grand-mère elle est SM ??? (« Non, je préfère vivre dans le péché » :D ou « oui, en spéraration de biens, c’est pour ça que je compte bien négocier mon salaire avec vous, comme ça, si cette raclure me quitte, il aura peanuts !!!!! »). Franchement, votre statut matrimonial n’intéresse que vous et, sauf emploi très très particlier (même là, j’arrive pas à penser à un exemple mais je suppose qu’il y en a), n’a rien à voir avec votre recrutement ! Mais alors pourquoi elle est quasiment systématiquement posée ???

Eh bien, parce que dans l’esprit du recruteur, elle correspond encore à certains schémas de pensée plus ou moins ancestraux :
- jeune femme mariée = bébé en route ou à venir prochainement = congé maternité
- jeune homme marié = bébé en route ou à venir = stabilité car va devoir nourrir une famille mais ne pourra donc probablement pas faire trop de déplacements

Bon et dans la même catégorie : tout ce qui touche à la religion, aux origines, etc. Mais attention, si c’est vous qui l’avez mentionné sur votre CV ou LM, ne soyez pas choqué que le recruteur en parle.

Le salaire précédent

Autre question qui revient souvent : « quel était votre salaire précédent ? »… Alors, déjà, de quoi je me mêle ? Non mais ne répondez pas ça, par contre, ça c’est juste dans votre tête !!!

Et - ça ne m’est jamais arrivé jusqu’à présent, mais je sais que certaines personnes l’ont vécu - on peut vous demander carrément parfois votre dernier bulletin de salaire. Sachez que vous n’avez pas à obtempérer.

Encore une fois plusieurs options :

Bref, je vous conseille surtout de vous renseigner un peu à l’avance sur le salaire moyen de la région pour ce genre de poste (en comparant d’autres offres équivalentes par exemple, en discutant autour de vous) et faites attention lorsque vous comparez : il n’y a pas que le salaire brut. Il peut y avoir des tas de petits avantages en plus du brut qui peuvent aussi faire la différence : tickets restaurant, PEE, participation, intéressement, CE, etc.

Les horaires

Attention, là, c’est l’inverse. C’est une question qui a tendance à agacer le recruteur (je parle par expérience). Alors attention, je nuance : je comprends tout à fait que, pour des raisons d’organisation personnelle, vous avez besoin de connaître les horaires applicables. Mais d’une part, attendez la fin de l’entretien pour poser cette question et pas genre « ouais, et c’est quoi les horaires ? » mais plutôt « comment est organisé le travail dans la journée ici ? » par exemple.

D’autre part, certaines professions nécessitent des horaires atypiques, mais si vous visez ce genre de métier, ça ne devrait pas être la surprise du siècle pour vous. Notamment les professions paramédicales (oui, parce que quand un établissement est ouvert 24/24 et 7/7 vous vous doutez bien qu’il faut du personnel la nuit, les dimanche et jours fériés, tôt le matin et tard le soir et souvent des horaires en coupure). Si vous commencez à pinailler avant même d’avoir signé votre contrat « ah ben oui mais moi j’habite à Tataouine alors je peux pas faire des horaires de coupure » ou « oui mais j’ai des enfants alors je ne peux pas travailler le week-end », alors pourquoi avoir postulé ? pourquoi être arrivé jusqu’à l’entretien ?
En général, quand les recruteurs publient les offres de poste de ce type, ils précisent souvent les horaires.

Vous pensez sincèrement que le recruteur va répondre « ah oui, je comprends, mais vous savez ici, chacun vient quand il peut et repart quand il veut, dites-nous les horaires qui vous conviennent on va vous construire votre planning ! ».

Vous avez des questions ?

La fameuse dernière question. Profitez-en, puisqu’on vous en donne l’occasion, pour abattre une dernière carte et séduire le recruteur en posant une question qui montre que vous avez bien préparé l’entretien.

Fouillez le site internet, renseignez-vous sur la boîte un maximum, il y aura toujours forcément une info que vous ne trouverez pas. Un détail en plus. Ou alors sur les projets à venir de la boîte. Bref, pas un truc qui apparaissait en première page du site, ah oui, et pas un truc qui ruine direct toute votre crédibilité (« un EHPAD ? mais genre les gens, leur maison c’est ici ? genre ils dorment ici ??? genre ils rentrent jamais chez eux quoi ??? »). Bref, cherchez un peu ;)

En conclusion, je voulais insister sur un point important : ne mettez pas dans votre CV des choses dont vous ne voulez pas parler !! Oui, ça semble logique et pourtant… Le recruteur va s’appuyer sur votre CV tout au long de l’entretien pour essayer de vous connaître (vos expériences précédentes, vos études, vos hobbies) alors n’y mettez pas les sujets que vous ne souhaitez pas aborder !

La petite anecdote de la fin (elle ne m’est pas arrivée personnellement, on me l’a rapportée) : entretien d’embauche dans une boite informatique. Le recruteur interroge le postulant sur une expérience précédente particulièrement peu détaillée dans son CV. Réponse : « non mais je peux pas en parler, c’était un projet secret ». Bon, le recruteur passe à l’expérience suivante. Réponse : « non mais je peux pas en parler non plus, c’était un projet hyper secret »… Bon, certes le recruteur ne peut douter que la personne prend à la lettre l’obligation de loyauté mais ça fait un peu foutage de gueule. Il aurait pu parler du travail concret (technologie, etc) sans parler du projet en soi. Bref, évitez de prendre le recruteur pour un imbécile !

Merci d’avoir lu jusque là, et bon courage pour vos entretiens à venir ;)